Européennes 2009 (1) : l'abstention chronique.
J’attaque une série de billets sur les prochaines européennes, où je préfère le dire je ne serais pas candidat.
Avec le premier, je veux simplement remettre en perspective la question de l’abstention récurrente pour cette élection.
L’abstention : le premier graphique, sur l’abstention, tente de montrer la tendance générale depuis 30 ans sur différents scrutins (législatives, européennes et Régionales). Globalement, l’abstention progresse et les pics sont simplement ceux concernant les élections européennes. Il est à noter, hormis la remarquable exception des Présidentielles de 2007, que cela concerne tous les types et natures de scrutins. Sans sortir, les formules qui vont bien, la tendance semble pour les prochaines années s’orienter vers une abstention entre 45% et 50%. Taux déjà dépassé pour les municipales pour les villes de plus de 50.000 habitants voire plus (+de 50% d’absentions pour celles de plus de 100.000 hbts).

Le second met en parallèle les européenne et les régionales, toutes deux ayant un système basé sur la proportionnelle.
On note que la régionalisation du scrutin européen en 2004 n’a pas entraîné le succès escompté. Pour mémoire, l’objet était de rapprocher les parlementaires européens des citoyens. Sans me faire oiseau de mauvais augure, je doute que cela ait profondément changé la perception de ces derniers.
Pour ma part et au doigt mouillé, je table sur une participation aux alentours des 55%, j’espère seulement me tromper.
Les raisons d’un tel désaveu citoyen sont nombreuses et les responsabilités multiples. Il ne m’appartient pas de faire seul des propositions pour tenter de redonner du crédit au monde politique en général et au Parlement Européen en particulier. Je crois cependant qu’il serait temps que nos partis politiques respectifs s’interrogent sérieusement sur cette question de la désertion des urnes.
Quelques pistes : fin du cumul des mandats, « ouverture » des partis aux citoyens (oui je sais, c’est étonnant…), multiplier les rencontres sur le terrain en dehors du seul temps médiatique.
Et peut-être aussi pour nos nos politiques de cesser de considérer le Parlement Européen comme un lot de consolation ou un purgatoire (bien payé).
Prochains billets : le PS, quel bilan pour nos députés europééns sortant.
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