Nos loulous dans le privé… Oh my god !
Comme le billet sur la première danse de notre bonhomme a ouvert la boite de pandore. Je vous remonte le commentaire qu’a écrit ma louloute… Histoire de contextualiser le débat.blog
Avant de lui laisser la plume… n’oubliez pas que je suis un pragmatique et que pour moi, il n’y aucun début de commencement de culpabilité. J’ai fait, nous avons fait ce que nous estimons le mieux pour notre petit gars.
Ca commence en dessous :
Moi je suis la maman du "moinillon" en photo, et je mets les pieds dans le plat ! D'abord parce qu'avant de mettre Gabriel à "Ste Bernadette", par rapport à nos choix nous avons pris rendez vous avec 3 écoles publiques (en mars-avril 2007), dont l'école du quartier : Ecole Marlot pour ne pas la citer ! Le directeur qui ne comprenait pas notre démarche de le rencontrer (...avec l'idée de lui demander quel était le projet pédagogique de l'école (normal non ? on me le demandait comme directrice de camp ou de centres de vacances !)), les yeux rivés sur son ordi portable, dans son bureau, nous a dit gérer des problèmes de comportement en permanence, et ne pas avoir le temps de vérifier les acquis des enfants. S'il devait remettre ses enfants (grands à ce jour) à l'école, ce ne serait certainement pas dans son école, mais ou à l'école A. France, ou à Jeanne d'Arc (la big Privé "montessori" de Roubaix).
Bref...Démissionnaire !
Quand on sait que la motivation des équipes vient aussi de l'enthousiasme des "chefs" oufff...
Deuxième école : A France, directrice super motivée, enthousiaste, à l'écoute, bref super impression. Elle nous prévient néanmoins qu'il y a énormément de demandes de dérogations, et que sont pris en compte un certain nombre de facteurs tels que fratrie, lieu de travail,...ou autres...qui font qu'on vit tout de même "entre nous" aussi A France...
La musique et le lieu de résidence de la nourrice qui viendra le chercher sont deux critères qui légitiment cependant complètement notre demande.
Troisième école –rdv demandé en juin- Camus et Vaillant : impossible car de toute façon il ne prenait pas d'enfant à 2 ans (pas de place !)...
Résultat : nous avons fait la demande de dérogation (une seule autorisée) pour A France, pas loin de la maison, choix des classes musicales à partir de l'élémentaire, bref, de Vraies raisons !...Réponse en juin : pas de place pour les enfants de 2005 !!!
L'école à 2 ans ???
J'ai alors pris sur moi pour appeler la directrice de l'école Ste Bernadette, l'école privée du quartier entre Hauts Champs, Nouveau Roubaix et Hem. Je lui ai fait part de mes démarches, de ce "non-choix" et ai attendu ses réactions. Elle a compris, m'a dit que si je voulais inscrire Gabriel, elle le prendrait. Pas de jugement, merci à elle.
Nous payons le barème le plus haut, soit 63 euros par mois...(elle n'en savait rien au rv je précise !!). La plupart des familles ne paient quasiment rien.
C'est la question de principe qui nous pose problème en tant que parents laïcs...
Donc cette année, nous avons refait la demande pour Anatole France, après avoir revu la directrice, et vu aussi la directrice de l'Ecole Camus sur le même principe. Toujours une seule dérogation...Pour des questions de géographie, nous avons opté de nouveau pour Anatole France. Réponse semaine dernière : nous sommes sur liste d'attente. Il semble que d'autres demandes moins légitimes nous soient passées devant le nez...Dégoûtés car même en tant qu'élus tous les deux nous n'avons JAMAIS profité d'avantage, piston, statut, ou autre...
Oui à Anatole France, c'est "le must du public", que nous n'avons pas retrouvé à Ste Bernadette à la fête de l'école...
Nous aurons une réponse pour la toussaint me dit-on ??? Alors que fait-on du petit bonhomme qu'on met dans un lieu à 3 ans pour l'en retirer un mois plus tard pour autre lieu, autre maîtresse ? Dans cet autre lieu, ils sont 33 en classe...
A Ste Bernadette, 24 cette année...
Alors ou est le public ? Ou est le privé ?
Question de principe parce que je suis pour l'autofinancement aussi des écoles privées à condition d'avoir un vrai "service public" de qualité, nous réitérerons notre demande pour le public sans doute d'année en année...
En tous les cas, les enseignants sont aussi otages de ce système, de cette fuite vers le privé de ceux qui n'osent plus, qui ne veulent pas "risquer" peut-être pour leurs enfants ?
Les responsables sont bien les politiques dans les choix faits... (A Roubaix il y a a une vraie tradition du privé...aux dépens du public), même si un gros travail est en cours. La réputation de la ville, des quartiers joue aussi dans le choix des enseignants de venir s'y installer...
Oui aux parents éducateurs, c'est notre rôle premier ! Mais la socialisation ne s'apprend-elle pas à l'école également, notamment dans les petites sections de Maternelle ? Nier ce rôle de l'école consiste à nier les difficultés que les enseignants du public comme du privé d'ailleurs peuvent rencontrer dans sa mise en oeuvre.
Pour notre part, je déculpabilise sur les démarches que nous avons entreprises mais après tout, suis-je "la" coupable ? Vous qui parfois avez fait le même chemin...
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